La gastronomie sucrée de la Savoie

Mis à jour : févr. 26













L'INVENTION DU GÂTEAU DE SAVOIE, UNE GOURMANDISE LÉGÈRE COMME UNE PLUME

reste le plus connu, et je vais rapidement vous raconter son histoire

Et puis je vous parlerai des quelques autres spécialités sucrée de Savoie

Il faut remonter jusqu'au XIVe siècle pour trouver l'origine du gâteau de Savoie, conçu pour la première fois à Chambéry en 1358. Pour recevoir Charles IV de Luxembourg, son suzerain*, le comte de Savoie Amédée VI s'attelait à préparer un repas digne de ce nom.

*Seigneur qui avait concédé un fief à un vassal (système féodal).

Il a alors entrepris d'innover sur le dessert, en demandant à son pâtissier un gâteau léger comme une plume, afin de faire plaisir à Charles IV de Luxembourg. La légende murmure que l'artisan s'appelait Pierre de Yenne : c'est le nom que l'on cite quand on évoque l'inventeur du gâteau de Savoie.

Pour répondre à la commande de son supérieur hiérarchique, Pierre bat les jaunes d'œufs et le sucre pendant très longtemps, pour qu'ils blanchissent. Puis, afin de rendre la pâte plus légère encore, il insère les blancs montés en neige dans le mélange, avant d'ajouter la farine.

Afin de cuire doucement sa préparation (sans toutes les technologies dont on dispose aujourd'hui), l'homme a l'idée de la mouler dans du bois, pour atténuer la chaleur et faire monter le gâteau très progressivement.

Malheureusement, ce jour-là, le délicieux gâteau de Savoie n'a pas suffi pour apaiser les conflits diplomatiques entre les deux protagonistes...

Cependant, d'autres sources indiquent que le cuisinier et maître queux du comte était Jean Belleville ou Jean de Belleville, originaire de Tarentaise, et à l'origine de la recette, de 1348 à 1367.

Le gâteau aurait été présenté à l'Empereur, probablement Charles IV , de passage en Savoie, entre 1373 et 1383, à l'occasion de son entrée dans la cour du château ou d'un banquet de cette même cour. On trouve également la date de 1365. La gâteau aurait eu la forme du duché de Savoie, avec ses montagnes et ses vallées, le tout surmonté d'une couronne impériale.

Une même présentation sous forme de gâteau - ou pâté - représentant le territoire savoyard et ses châteaux a été réalisée par le cuisinier du comte de Savoie, Morel, et servi à l'Empereur, qui fait le comte Amédée VIII, Vicaire du Saint-Empire et surtout ériger le comté en duché de Savoie, 19 février 1416. Morel se serait inspiré du gâteau du cuisinier Jean de Belleville

La recette s'est affinée avec le temps grâce à Massialot au XVIIe siècle et Menon au XVIIIe, acquérant au passage, parfums, zeste de citron vert, cannelle, fleur d'oranger et sucre glace en même temps que le Savoie devenait un gâteau idéal pour accompagner le thé.

L'historienne locale Marie-Thérèse Hermann rappelle dans ses différents ouvrages les ingrédients en vue de la préparation. Il faut des oeufs, du sucre en poudre, de la farine, de la fécule et un zeste de citron râpé.

Le vilain nom anglais du Savoie est Sponge Cake, le gâteau éponge.

Initialement nature, le gâteau de Savoie a évolué avec le temps et s'agrémente désormais de cannelle, de fleur d'oranger ou encore de zestes d'agrumes.

Parce que s'il n'y avait pas matière à débattre ce ne serait pas marrant, Catherine Lansard, historienne, explique dans son livre "La cuisine savoyarde", que la première trace écrite d'un tel gâteau se trouve dans un ouvrage du valet de Louis XIV évoquant un "gâteau de Savoie identique à celui de Milan". Le gâteau de Savoie serait alors, selon ses dires, originaire du nord de l'Italie.

Une origine controversée qui n'empêchera aucun Savoyard de crier haut et fort que le gâteau de Savoie vient de « par chez nous » !





















La truffe au chocolat, née à Chambéry !

125 ans ! C'est exactement l'âge , la truffe au chocolat, née à .... Chambéry ! Les premières sont sorties des mains de Louis Dufour, pâtissier-chocolatier, et grand-oncle de Maurice Opinel, héritier des célèbres couteaux.

C'est une rupture de stock de chocolat à la veille de Noël 1895 qui provoqua cette création, connue aujourd'hui dans le monde entier : avec les ingrédients disponibles, Louis Dufour fabrique cette friandise qu'il baptise truffe. Car le chocolat, introduit au 16ème siècle par les espagnols en Savoie, y est depuis consommé sans modération. Pas question donc de s'en priver !

Aujourd'hui encore, la période de Noël est à Chambéry la saison des truffes : les chocolatiers du centre-ville mettent toujours en pratique leur savoir-faire en la matière, au côté de leurs autres créations.

La tarte aux myrtilles

Que serait un séjour en Savoir sans goûter une authentique tarte aux myrtilles. En été, c'est un dessert incontournable réalisé avec les fruits directement cueillis dans la montagne. En hiver, les plus prévoyants la prépare avec la récolte précieusement congelée

Le Saint Genix

C'est une brioche savoureuse dont on attribue l'invention aux savoyards. Légèrement parfumée à la fleur d'oranger, vous aurez la surprise de croquer des pralines au fil de vos bouchées. Son succès a été tel qu'on en trouve jusqu'à Lyon mais c'est en Savoie que vous savourerez le meilleur !

Les rissoles

Ce produit se savoure à l'origine pendant les périodes de fêtes. Il s'agit d'un chausson fourré à la pomme, à la poire ou au coing. En Savoie, vous en trouverez à base de myrtilles fraîchement cueillies. C'est tellement délicieux qu'il aurait été dommage de le garder uniquement pour des occasions exceptionnelles !

La croix de Savoie

Une savoureuse pâte briochée garnie de crème pâtissière et saupoudrée de sucre fin. Une authentique spécialité de Haute-Savoie pour les petits déjeuners gourmands

Le Suisse

Son feuilletage fondant fourré à la crème pâtissière et garni de pépites de chocolat font du Suisse la viennoiserie gourmande par excellence.

Les bugnes

Les bugnes du Sud-Est sont de petites pâtisseries de la famille des beignets, dont les cousines proches sont les merveilles du Sud-Ouest de la France et en Vallée d'Aoste, sont originellement une spécialité culinaire du duché de Savoie, qui a fini par s'étendre dans toute la zone de locution de l'arpitan, notamment Lyon, le Dauphiné, la Vallée d'Aoste, la Vallée du Rhône et en Franche-Comté (jusqu'au centre-est de la France et dans les vallées francophones transalpines de la Vallée d'Aoste) mais également en Auvergne.






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